Objection Votre Honneur



Publié le mardi 17 mars 2009


Mardi 17 mars 2009

SABIA À LA CAISSE DE DÉPÔT - Une mascarade à scrapper

 

Dernière heure

 

La nomination de Michael Sabia continue de faire des vagues.

L'opposition péquiste a accusé aujourd'hui le premier ministre de s'être ingéré dans la sélection du nouveau président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement.

Pauline Marois demande même que le processus soit revu.

Selon la chef péquiste, il est important d'avoir confiance en la direction de la Caisse de dépôt, ce qui n'est pas le cas, à son avis, ni dans le milieu des affaires ni dans le monde politique.

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Une légende urbaine.

 

Il n'y a pas meilleure façon de décrire cette théorie qui gagne des adhérents chez ceux qui cherchent à comprendre la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

 

Si la Caisse a choisi un dirigeant aussi surprenant et controversé, c'est qu'il n'y avait pas de candidats intéressants qui soient aussi intéressés par le poste. En effet, les pressions politique et publique seraient si fortes sur le grand patron de la Caisse que les candidats les plus solides prendraient leurs jambes à leur cou. C'est du moins l'explication... 

 

Mais cette théorie résiste bien mal à l'analyse. Des candidats intéressants, il y en avait à la pelletée pour ce job. Et ceux-ci auraient relevé le défi si tant est qu'on leur aurait donné l'occasion de faire valoir leur candidature. Mais on ne les a pas rencontrés. Pis, dans certains cas, ils n'ont même pas reçu un accusé de réception!

 

Je vous laisse juger de vous-même si ce sont des «deux de pique». Selon plusieurs sources, Jean Raby, grand patron de Goldman Sachs à Paris, a soumis sa candidature peu après que le départ précipité de Richard Guay de la présidence de la Caisse eut été confirmé. Avant de le faire, il aurait tâté le terrain auprès de ses connaissances à Québec pour s'assurer que son CV serait bien reçu.

 

Cet avocat de 44 ans formé à l'Université Laval, à Cambridge et à Harvard se spécialise dans le financement d'entreprises de même que les fusions et acquisitions. Employé de la firme de courtage depuis 12 ans, ce managing director est plus haut placé que Mark Carney du temps que le gouverneur de la Banque du Canada travaillait pour Goldman Sachs, à titre de comparaison.

Joint par téléphone à son bureau de Paris, Jean Raby a fait savoir par l'entremise de son assistante qu'il se refusait à tout commentaire.

Chef du financement des entreprises pour le Canada du géant européen UBS, sa firme depuis neuf ans, Alain Auclair était intéressé par le défi, il ne s'en cache pas lorsque joint par téléphone à Montréal. Ce financier de 44 ans, détenteur d'un MBA de l'Université Queen's, n'a toutefois pas postulé de lui-même à la présidence de la Caisse. Il s'est laissé convaincre par des gens d'affaires qui ont milité en faveur de sa candidature.

 

Jean Raby, Alain Auclair... Ces noms s'ajoutent aux candidatures qui étaient déjà connues. Dans une entrevue à La Presse Affaires, Luc Bertrand a confirmé son intérêt pour le poste lorsqu'il a quitté tout récemment ses fonctions à la Bourse de Montréal et au Groupe TMX. Et c'est un secret de Polichinelle que la présidente de SNC-Lavalin International, Christiane Bergevin, lorgnait la présidence de la Caisse, dont elle est déjà administratrice.

C'est un euphémisme. La nomination de Michael Sabia était téléguidée par le gouvernement de Jean Charest. Et le président du conseil, Robert Tessier, qui prétendait avoir la délicate mission de choisir un successeur à Henri-Paul Rousseau et à Richard Guay, ne s'est pas fait honneur en se comportant en béni-oui-oui.

 

Plutôt que de prétendre à l'indépendance de la Caisse, une mascarade, le gouvernement de Jean Charest devrait assumer ses décisions. Il n'y avait que lui pour choisir Michael Sabia.

 

Sophie Cousineau, La Presse  2009 03 17

 



3 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 21:23:02 (lien)
Sergio de Rosemont - http://sergio_de_rosemont.monblogue.com/
Morale de cet histoire , c'est que malheureusement le peuple québécois est un peuple maso soufrant d'amnésie volontaire.


Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 19:41:24 (lien)
L\'Avocat du Diable
Ouais! Charest se hâtent de mettre ses petits amis de à l'abri.




Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 17:16:41 (lien)
le Chat
voyons maintenant le "prix" de ce choix...

Car, les finances traversent, et c'est pas fini, une crise unique, qui fera beaucoup de victimes si les gens d'affaire et de finance s'obstinent à garder les même svieilles recette du passé....

Le "coup de la mort" risque de se donner vers la fin de l'été 2009...

Tous aux abris!!!

:)


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